Il
est rare que l'on trouve autant de parenté à une artiste,
et que pourtant elle ne ressemble à personne. Pour le premier
album de Barbara Carlotti, «Les lys brisés», on
évoque volontiers Léonard Cohen, le Gainsbourg pop, Joni
Mitchell, Françoise Hardy, par les attitudes, le ton, l'humeur
ou les pratiques sans que l'on puisse la fixer à un genre. Elle
distille avec élégance et malice ses chansons
sentimentales et suaves, ses comptines pop teintées d'ironie
fine. Songwriting à l'inspiration vagabonde, entre pudeur et
abandon lyrique, Barbara Carlotti dévoile au fil de ses chansons
le champ contre-champ de l'amour absolu, les belles imprudences et les
égratignures du coeur. Une langue, une voix et un regard qui
prennent déjà une belle place dans le paysage
français.
On l'a découvert, seul en scène,
en première partie de Mathieu Boogaerts. Cyrz avait
démontré ce soir-là qu'il appartient au cercle
fermé de ceux qui ont tout compris à la scène. Ces
artistes rares qui, un trait d'humour bien senti par-ci, un regard
narquois par-là, sont capables de tenir n'importe quelle salle
à bout de notes. Il revient, avec des musiciens, pour nous
offrir les chansons de son premier album, ses mélodies
tantôt portées par un banjo far-west, tantôt
enjolivées par un harmonica rocailleux ou un mur de cordes. Cyrz
ou le charme sans esbrouffe.
Site internet : http://www.barbaracarlotti.com/
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