Un
homme, une femme, un café. La rencontre. Les premiers mots. Un
homme, une femme, un lit. La première nuit. Puis la seconde,
puis la troisième. Un homme, une femme, un couple. Son histoire.
Sa fragilité cachée. Comment survivre à la
passion, à ses excès, à l'enfermement qu'elle
impose ? Comment continuer d'être soi, d'être libre, tout
en aimant l'autre ? Cette question douloureuse, ce tiraillement
incessant qu'a exprimé Raphaëlle Billetdoux dans son roman
(Prix Renaudot en 1985), Anne-Pascale Paris l'adapte avec
subtilité pour le théâtre. Autour d'un
échafaudage rouge, dressé au centre d'une scène
dépouillée, elle imagine deux personnages presque
aériens. Avec une agilité de danseurs ou
d'équilibristes, Blanche (Nathalie Follezou) et Lucas (Ivan
Gouillon) convolent dans une nuit éternelle et
mouvementée. Tragédie d'une passion dévorante.
«Ce
que le cinéma n'a pas réussi à rendre, ce que le
livre même, objet muet, gardait plié entre ses lignes,
Anne-Pascale Paris le tire à elle, le mâche, le
déglutit et le remet au monde (...) c'est bien à «l'esprit» de l'oeuvre qu'il vient d'être donné corps» - Raphaëlle Billetdoux.
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